un émail, des émaux…

En intégrant l’atelier d’Isabelle j’ai découvert un monde inconnu: la préparation des couleurs de céramique à partir de minéraux et d’oxydes en poudres très fines. Le dosage précis et le mélange homogène de ces ingrédients donnent une variété quasi-infini de textures et de teintes raffinées…

 

Pour sa pratique Détourd’Ys et par amour du métier, Isabelle a déjà développé toute une gamme de couleurs dans lesquelles je pourrai piocher pour Diastem. Les nuances qui sortent de son four électrique sont souvent froides, car la cuisson se passe en oxydation (et non en réduction comme dans un four à gaz).

 

C’est donc plus de la chimie, voir de l’alchimie, que du coloriage! On ne peut pas du tout prédire le résultat en voyant la couleur du mélange cru, et c’est un exercice difficile que de projeter une pièce importante à partir d’un échantillon en tesson. En partant des recettes de ma collègue nous avons décliné certains dosages d’oxyde (on parle de progression)

test pot cassé émaux

Et puisqu’il s’agit de réaction chimique, les superpositions donnent souvent des résultats surprenants. Parfois les composés sont incompatibles et la texture obtenue est juste moche, pas du tout lisse ou lisible. Et parfois la rencontre de 2 recettes révèle une nouvelle profondeur de la couleur… C’est donc important de les tester aussi, et c’est ce qu’elle a fait sur une jarre bien quadrillée :

 

Les échantillons obtenus après ces essais sont bien satisfaisants, plusieurs trouvailles dont un joi blanc craquelé. Surtout, j’ai vu combien les émaux ainsi obtenus sont plein de subtilités, parler de « couleur » est compliqué car une même recette peut donner des nuances différentes en fonction de l’épaisseur, ou présenter des brillances complexes, des paillettes, du nacré…

résultats de nos recherches

de nouvelles nuances à la palette Détourd’Ys

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