Éloge de la fragilité

Un vase qui signe une année de recherches pour obtenir des formes géométriques.
Chaque étape de travail est minutieuse : l’assemblage du modèle, avec le collage de triangles qui donne ses reliefs au bas du réservoir. Puis la terre liquide dont je nappe mon gabarit et dont chaque séchage apporte une nouvelle tension. Première cuisson, la magie opère : seule l’empreinte ressort biscuitée. Ce moment où l’objet, encore « nu », blanc, est le plus fragile, et l’émaillage finit de cristalliser son existence en lui apportant solidité, brillance & étanchéité.
Ici c’est un mélange rutilant qui est appliqué. Son rendu délicat, nacré, entre le beige et le rose poudré rappelle les teintes des coquillages ou des anciennes poupées…
Finie en novembre dans l’atelier d’Isabelle Thomas cette petite œuvre a trouvé une nouvelle maison lors du marché de Noël de Vannes. Une 1° vente qui marque aussi l’année de ma professionnalisation et de mes propres réparations.